Chaque année depuis presque 40 ans, elle revient comme un petit événement que les amateurs attendent avec impatience : La Ficelle de Saint‑Pourçain. Bien plus qu’un vin, c’est une tradition, un clin d’œil artistique, un objet de collection et un symbole de convivialité. Et en 2025, cette cuvée emblématique du vignoble de l’Allier revient avec une édition limitée, et frappe encore fort avec un visuel espiègle signé Giemsi. Impossible de passer à côté !
La Ficelle n’est pas seulement un vin, c’est aussi un rendez‑vous artistique. Chaque millésime s’accompagne d’une sérigraphie originale, souvent humoristique, toujours inspirée, signée par un illustrateur, un caricaturiste ou un dessinateur reconnu.
Cette tradition remonte en 1986, lorsque le dessinateur Michel Rannou imagine un prototype de la première sérigraphie. Et, en 1987, l’Union des Vignerons de Saint‑Pourçain lance, en collaboration avec l’artiste Joël Roche, Meilleur Ouvrier de France, la première bouteille officielle, sérigraphiée et commercialisée.
Depuis, de nombreux artistes se sont prêtés au jeu, donnant à La Ficelle une identité visuelle unique dans le paysage viticole français.
La bouteille devient alors un objet de collection, et certains amateurs attendent chaque année la sortie du nouveau visuel avec autant d’impatience que celle du vin lui‑même, conservant chaque millésime comme on garde une série d’albums illustrés.

Au fil des années, plusieurs artistes ont partagé des histoires amusantes autour de leur participation :
- Le choc de la sérigraphie : certains dessinateurs, habitués au papier, découvrent au dernier moment que leur œuvre sera imprimée directement sur la bouteille. Résultat : quelques sueurs froides, mais souvent un visuel plus épuré et plus percutant.
- L’humour comme fil conducteur : beaucoup glissent un clin d’œil discret dans leur dessin — un personnage tirant littéralement sur une ficelle, un vigneron facétieux, un verre qui se remplit “par magie”. Certains premiers jets ont même dû être adoucis pour rester grand public.
- Des caricaturistes en terrain nouveau : plusieurs artistes connus pour leurs dessins satiriques avouent avoir adoré passer “de la politique au plaisir de trinquer”.
- L’inspiration auvergnate : certains créateurs ont passé un weekend dans le vignoble pour s’imprégner de l’ambiance locale, des vignes aux volcans, en passant par les cabarets d’autrefois.
- Une sortie vécue comme un festival : lors du lancement annuel, les artistes sont souvent surpris par l’enthousiasme du public. Certains signent des bouteilles comme on signerait un livre, au grand bonheur des collectionneurs.
- Des détails cachés : plusieurs visuels contiennent des “easter eggs” — un ami représenté discrètement, un clin d’œil à l’actualité, ou un hommage à un artiste précédent.
Ces anecdotes contribuent à la légende de La Ficelle et renforcent son identité joyeuse et décalée.
Pour cette 39ᵉ édition, La Ficelle a confié son visuel à Giemsi, dessinateur reconnu pour son humour tendre et ses personnages expressifs. Son illustration 2025 met en scène une femme allongée, regardant avec affection une bouteille couchée à ses côtés. Une composition légère, espiègle et parfaitement dans l’esprit convivial de La Ficelle.
La présentation officielle de ce nouveau millésime 2025 s’est déroulée le 6 décembre 2025 dans une ambiance festive, entourée de confréries, de fanfares et d’amateurs venus découvrir le nouveau visuel et déguster la cuvée.
Giemsi (à gauche sur la photo) était présent pour dévoiler son illustration et échanger avec le public, perpétuant ainsi l’esprit chaleureux de cet événement annuel.
Si La Ficelle attire l’œil, elle séduit aussi pour sa légèreté et son fruité, typique de l’appellation Saint‑Pourçain.
Ce vin rouge élaboré à partir d’un assemblage de Gamay et de Pinot Noir vous dévoilera :
– des arômes de fruits rouges croquants,
– une bouche souple et fraîche,
– sa structure légère en fera un vin facile à partager et deviendra le compagnon idéal de vos repas conviviaux : charcuteries, grillades, fromages doux… ou tout simplement un apéritif entre amis.
“En l’an 1487, Sieur GAULTIER, tavernier à Saint-Pourçain, servait le vin de Saint-Pourçain dans des pichets en terre et en étain. Dans son estaminet enfumé et fort sombre, après plusieurs lampées, il devenait difficile, voire impossible de savoir ce qui avait été vraiment consommé. S’en suivaient des discussions interminables où chacun évaluait, à sa manière, la quantité servie. Las de ces palabres avinées et pour y mettre un terme, il eut l’idée de plonger un bout de ficelle dans les pichets, en faisant un nœud correspondant aux mesures de l’époque, la demie et la pinte.”
Une manière rustique mais efficace de garantir l’honnêteté du service.
Cette anecdote donne aujourd’hui son nom et son esprit à la cuvée : un vin simple, franc, sans chichi, qui célèbre le plaisir d’être ensemble.
La Ficelle de Saint‑Pourçain, c’est finalement bien plus qu’un vin : c’est un symbole de convivialité, de créativité et de tradition. Une bouteille qui fait sourire avant même d’être ouverte, et qui continue de charmer une fois servie.
Si vous cherchez un vin accessible, authentique et plein de personnalité, La Ficelle mérite clairement une place sur votre table… et dans votre cave. (Millésimes disponibles : 2025 / 2023 /2024)
